• Antony Gormley,Quantum Cloud, 2000 Commissioned as part of the millennium celebrations by The New Millennium Experience Company. COURTESY THE ARTIST © Credit Luis Veloso
  • RICHARD WILSON, A Slice of Reality, 2000 Commissioned as part of the millennium celebration by The New Millennium Experience Company COURTESY THE ARTIST AND MICHELLE D’SOUZA FINE ART © Luis Veloso
  • Alex Chinneck, A Bullet from a Shooting Star, © Chris Tubbs
  • GARY HUME, Liberty Grip, 2008 COURTESY THE ARTIST © Alison Finch
  • Sterling Ruby, Consolidator #654321, 2009, COURTESY THE ARTIST © Luis Veloso
  • Thomas J Price, Network, 2013 PRIVATE COLLECTION © Luis Veloso
  • Abigail Fallis, DNA DL90, 2003, COURTESY PANGOLIN LONDON © Alison Finch
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The Line : le premier parcours artistique de Londres

Destinations - 09/08/2017 - Article : Claire Shea

Lancée en mai 2015, The Line est le premier parcours artistique de Londres. Elle a été conçue comme espace d’exposition en extérieur afin d’encourager les résidents et les touristes de Londres à s’intéresser à l’art moderne et contemporain tout en découvrant une partie moins connue de la ville, sa vie sauvage et son héritage culturel. The Line suit vaguement la « ligne » du méridien de Greenwich, allant de North Greenwich à Stratford, entre la Péninsule de Greenwich (The O2) et le Queen Elizabeth Olympic Park.

Le long de The Line, les visiteurs rencontrent des sculptures monumentales, certaines installées de façon permanente, d’autres exposées temporairement. En partant de North Greenwich, on trouve différentes œuvres d’Alex Chinneck, Thomson & Craighead, Richard Wilson, Gary Hume et Antony Gormley.

A Bullet from a Shooting Star, de l’artiste britannique Alex Chinneck, est une œuvre monumentale, fruit d’une collaboration entre la Péninsule de Greenwich et le London Design Festival. Cette sculpture ressemble à un pylône électrique renversé, hommage à l’histoire industrielle de Greenwich où se trouvait l’une des plus grandes usines à pétrole et à gaz d’Europe. Cette structure en treillage d’acier s’élève à 35 mètres de haut et est composée de 466 pièces d’acier soudées ensemble.

Non loin se trouve Here, une œuvre de Jon Thomson et Alison Craighead. Cette œuvre consiste en un simple panneau de signalisation, fabriqué selon les standards routiers anglais. On y lit juste les mots, « Here 24,589 » (Ici 24 589), ce qui marque la distance d’un tour du monde. Située près du méridien de Greenwich, méridien origine qui marque 0 degré de longitude, cette œuvre rappelle à la fois le temps et la distance, ainsi que l’histoire de Greenwich, qui est au cœur de cette ligne.

A Slice of Reality de Richard Wilson est une coupe d’un huitième de ce qui fut l’Arca Trent, un ancien dragueur de sable. Wilson décrit son œuvre comme un « slogan »  illustrant la riche histoire maritime de Greenwich et faisant référence à la façon dont la ligne du méridien « découpe » la Péninsule de Greenwich. Wilson est connu pour ses interventions architecturales qui s’inspirent fortement des mondes de l’ingénierie et du bâtiment. Installée dans l’estran de la Tamise, cette œuvre expose les cabines et la salle des machines du navire aux marées et aux intempéries.

Un peu plus loin sur The Line, installée sur un socle fait de traverses de voies ferrées, se trouve Liberty Grip, de Gary Hume. Cette œuvre prend pour point de départ des bras de mannequins, par la suite élargis pour créer un entrelacement de membres fragmentés. La sculpture est fabriquée en bronze afin d’évoquer la sculpture monumentale conventionnelle, mais Hume y ajoute une touche de fantaisie en peignant les extrémités des fragments en rose bonbon.

Située près du Millenium Dome, Quantum Cloud d’Antony Gromley est la dernière pièce de la Péninsule de Greenwich. Elle a été commissionnée en 1999 pour célébrer le nouveau millénaire. Haute de 30 mètres, c’est l’œuvre la plus imposante que l’artiste ait jamais créée jusqu’ici. Gormley utilise ici des éléments d’acier de forme tétraédrique pour élargir une silhouette en une structure nébuleuse. Pour réaliser cette œuvre, Gormley s’est fortement inspiré du travail du physicien quantique Basil Hiley et sur sa pensée sur le pré-espace comme structure mathématique précédant l’espace-temps et la matière.

De l’autre côté de la Tamise, sur les Royal Docks, les visiteurs se trouvent nez-à-nez avec l’œuvre poignante de l’artiste américain Sterling Ruby. Consolidator #654321 fait partie d’une série de Consolidators que Ruby a fabriqués à partir de différents matériaux. Ces œuvres font penser aux traditionnels monuments « canons » qu’on trouve souvent sur les sites historiques et anciens champs de bataille, ici transformés par Ruby en forme de cercueil. Consolidator #654321 est fait d’aluminium utilisé sur les chantiers navals et tire son titre du code hexadécimal correspondant à sa couleur.

Un peu plus au nord, on découvre Sensation de Damien Hirst. Cette grande sculpture de bronze est un agrandissement d’un modèle anatomique, comme ceux qu’on peut trouver dans un laboratoire de science, d’une découpe de 3 millimètres de peau humaine. Pour Hirst, cette œuvre de bronze peint se situe entre peinture et sculpture et lui permet de créer des objets qui se démarquent des notions de sculpture traditionnelle.

A quelques pas se trouve DNA DL90 d’Abigail Fallis, une sculpture composée de 22 caddies de supermarché disposés en forme de double spirale. A l’origine, cette œuvre avait été commissionnée pour une chaîne de supermarché en commémoration du 50ème anniversaire de la découverte, par le biologiste américain James Watson et le physicien anglais Francis Crick, de la structure en double spirale de l’ADN, basée sur les images de diffraction par rayons X. Leurs découvertes ont joué un rôle fondamental dans la compréhension de la dystrophie musculaire, une maladie sur laquelle cette commission veut attirer l’attention du public.

L’œuvre suivante est de Thomas J Price et intitulée Network. Comme beaucoup des œuvres de Price, cette sculpture figurative partage sa fascination pour les individus, le langage corporel et les expressions, et explore les modes classiques de l’art occidental et de son propre héritage Jamaïcain. Cette sculpture, qui est la plus grande qu’il ait réalisée jusqu’ici, représente un gigantesque jeune homme, absorbé par son téléphone portable. Un portrait contemporain qui attire l’attention sur notre dépendance croissante à ces petits appareils qui nous fascinent.

Il faut compter environ trois heures pour parcourir la promenade dans son ensemble. The Line serpente à travers East London et ses cours d’eau et procure une expérience de l’art moderne et contemporain unique dans cette partie de la ville. Ce projet a été conçu par l’expert en régénération urbaine Clive Dutton, décédé en 2015, et la marchande d’art Megan Piper.

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